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25. Il faut rigoler

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ign top25
Palaiseau Arpajon
Verrières
23 15 OT

Ne regardez pas la carte avant de partir : vous iriez ailleurs. Il s'agit également d'une excellente randonnée d'auto-initiation : les parties boisées ne sont évidemment jamais très étendues ; entre chacune d'elles, on retrouve la vision du paysage qu'on peut tranquillement comparer à la carte. On avance ainsi d'étape en étape, et chacune est un monde différent. Mais un monde très changeant, écartelé entre l'urbanisation, des activités encore rurales et le désir de rétablir une qualité de vie.

De Palaiseau Villebon, après la passerelle, suivez le pas pressé des habitués dans la petite ruelle à droite jusqu'au parking ; à gauche, le cimetière ; longez-le vers le nord pour entrer dans la " Vallée française ". A partir de là, la nature est quasiment garantie jusqu'à Bièvre. Et l'aventure, puisque les marques jaunes du chemin de randonnée indiqué sur la carte sont en train de s'effacer. Son tracé rouge sur la carte est cependant une très utile indication (gloire aux militants des sentiers !). Quand le chemin débouche sur la route, vous la traversez comme un garenne et, par un tout petit détour à gauche, vous trouvez l'entrée de la forêt domaniale.
Là où le tracé sur la carte rejoint le gros carrefour sur la D36 commence la " rigole " domaniale ; ici elle est impraticable, en cul de sac sur la bretelle qui rejoint l'A10. Initiation : il en est toujours ainsi ; quand il y a un passage possible, il y a toujours une trace, vous n'êtes jamais les premiers " aventuriers ". Mais patience pour la rigole ! Pour l'instant, le tracé rouge reste indispensable ; il vous indique où vous pouvez traverser la voie à grande circulation.
Maintenant, vous avez à droite une cité, à gauche un champ puis un bois ; jusqu'à il y a peu il était sans la moindre trace de pénétration ; mystère ! que font les enfants ? Aux dires d'habitants, le bois appartiendrait à on ne sait quel ministère qui le veut à l'abandon, dangereux, et donc interdit. Mais récemment, un sentier semble avoir été ouvert délibérément à la limite du champ. Il permet de rejoindre la fameuse rigole qui vient également d'être remise en état avec la large allée qui la borde. C'est le bon sentier bucolique qu'on espérait entre l'immensité pavillonnaire au nord et l'affreuse D36 ; et comme il est interdit à tout véhicule motorisé, il est donc offert aux pédestres. Tout ceci prend heureuse tournure ; mais profitez-en avant que ça se sache. La rigole vous mène jusqu'à " la ceinture verte d'Ile de France " ; même un peu au delà si vous acceptez le détour par le bois de Mittez que vous ne regretterez pas. Un chemin creux ravissant le traverse (et un itinéraire jaune lui flambant neuf). Pour profiter pleinement du bois de Mittez, il faut aller franchir la rigole à l'extrémité sud de sa boucle ; c'est maintenant sans problème car on vient d'y installer une passerelle.
En sens inverse maintenant, vers l'est, jusqu'au point 134 où le sentier jaune s'enfonce dans le petit bois des Genets incrusté dans Vauhallan Gommonvilliers. L'ambiance est toute différente. Sans doute y piqueniquerez-vous hors de tous bruits, excepté ceux de Brocéliande.
Vous n'étiez en réalité qu'à quelques mètres des premières maisons des très résidentiels villages. Qu'il faut traverser, sans autre échappatoire. Ca ira vite en prenant la plus grande pente plein nord jusque vers le Coll. et la MJC. Une rue en impasse conduit au pied des hauteurs que vous voyiez à l'horizon pendant votre traversée urbaine. Une agréable pente raide - bien entendu trop courte, mais Palaiseau-Villebon, malgré Mélusine, c'est quand même pas Chamonix - vous permet d'atteindre leur sommet.
... Halte là ! Mauvaise foi. Cette traversée de ville, c'est juste pour ne pas continuer à suivre la piste ! A vrai dire, le jaune continue de façon ravissante vers l'ouest jusqu'à traverser le ruisseau de Vauhalan par des prairies municipales. Mais même bien avant, à la sortie du Mittez, le rouge et blanc qui longe l'abbaye est un chef d'oeuvre qui justifierait de négliger Mélusine. Pourquoi se priver aussi du "diverticule" en balcon. Voilà, c'est dit. Honneur et reconnaissance aux créateurs de sentiers.
Les Bois Communaux, par logique définition, sont également à vous. On peut suivre un chemin le long de la piste cyclable. Après la clairière et la ligne à haute tension, on trouve facilement le chemin d'exploitation qui descend au NE pile poil sur l'échangeur qui est le seul endroit où l'on pourrait espérer traverser la N118, laquelle est partout ailleurs une frontière infranchissable.
La bretelle qui descend vers la N444 est la seule opportunité de traverser ; puis on passe sous le pont où le bucolisme s'achève ; puis, quand se présente la direction Guy Degrenne,on traverse encore, mais en redoublant de précaution ; puis on dépasse l'entrée de l'entreprise et, petite joie élégante, un étroit passage vous mène sur les quais de la gare. En fait, la suite d'épreuves pour vous mener là n'est pas du tout recommandable, et même absolument suicidaire à certains moments de la journée. Il faut rebrousser chemin jusqu'au passage qui permet d'aller à Igny. Ce qui précède n'a été écrit que pour vous offrir les Bois Communaux et vous inciter à réclamer un passage souterrain.