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23. L'arlequin

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22 14 ET Versailles
23 14 OT Paris
23 15 OT Palaiseau Arpajon

Ainsi désignait-on jadis, populairement, un " mets composé de restes divers " (Petit Larousse 1918).
Quand on a mangé son pain blanc le premier, rien ne prouve qu'il suffise de défendre son bifteck pour voir tomber de nouveau les alouettes rôties. Qui fera la fine bouche sur les dernières miettes ? Tâchons plutôt d'arriver pas trop tard à la soupe !...

Pour entrer dans cette aventure résiduelle et, dès le début, ne pas en perdre une miette (sinon c'est déjà 600m de plus de D939), il faut retrouver l'ouverture dans le mur par où s'achève la randonnée 17. On gravit la pente ; on se trouve sur le large chemin qui suit le bord du plateau. Il conduit à celui qui descend vers la traversée de la nationale-autoroute. Le Bois des Gonards, de l'autre côté est une plus grosse bouchée. Il vaut mieux suivre d'abord le GR pour fuir au plus vite le boucan et la pollution. C'est d'ailleurs la tactique tout au long de cette randonnée: l'arabesque. Elle peut être aussi longue qu'on le souhaite. A la première bifurcation, le talweg de la Route de la Reine protégeant, étant par ailleurs superbement boisé, on redresse la barre ; mais arrivé au bout, le bruit remonte : arabesquons. Pas longtemps, le golf est là ; et l'issue, c'est un étroit passage entre lui et l'autoroute.
On se retrouve à l'entrée du golf qui devient, à ce qu'on dit, un sport populaire : on peut aller se renseigner ; ceux qui changeront d'activité ne piétineront pas nos itinéraires.
A gauche, on repasse sous l'autoroute. Facilement, on rejoint le Bois du Pont Colbert. Salut amical, en passant, à la voie ferrée qui vous permet d'être là sans avoir à mariner dans les embouteillages fameux du coin. Et arabesques, à votre bon plaisir ; les courbes de niveau sont un excellent guide jusqu'à la " ceinture verte de l'Ile de France " qui vous dit où rerepasser sous l'autoroute.
Pour l'instant, en raison d'un énorme chantier-d'amélioration-du-réseau-routier, c'est un peu bizaroïde (c'est même devenu franchement néfaste,puisque le tunnel sous l'autoroute, par où passait la "ceinture verte d'Ile de France, est maintenant fermé. On nous promet, d'ici quelques années, un "pont forestier", patience !) L'ambiance vous donnera, à coup sûr, sinon des ailes, du moins de l'intuition pour fuir vers le sud. Gardez l'intuition à portée, car l'objectif maintenant c'est la maison forestière des Metz service public, point de perplexité maximum dans l'aventure.
L'alternative passerait le long des échangeurs du Petit Robinson (autant détruire tout de suite cette fiche), puis par la base de loisirs de la Cour Roland (au demeurant fort bien conçue, plaisante et variée, mais pour d'autres loisirs). Vous voyez nettement sur la carte deux angles droits de forêts domaniales prêts à communiquer. Nenni. Les indigènes interviewés sont du reste convaincus que le petit bois qui descend vers la D530 est privé. Un vieux se rappelle vaguement qu'il y avait eu jadis quelque part un sentier. Il existe. Il descend depuis la maison forestière, tel qu'il est indiqué sur la carte. Mais pour le trouver, c'est par un panneau ôté de la clôture qu'il faut passer, et par derrière, et dans les ronces. Tout ça laisse en effet penser que si le bois n'est pas privé, il n'allait peut-être pas tarder à le devenir. Entretenez le passage, camarades randonneurs qui ne bêlez pas ; et ayez une pensée reconnaissante pour le citoyen qui a exigé qu'on ôte le panneau de la clôture.
De la D530, on parvient toujours à rejoindre l'extrémité sud du dernier petit lac ravissant de la base de loisirs. Piquenique.
Et vous voici prêts pour une nouvelle aventure dont on ne dira rien, sauf le but à atteindre : le virage vers l'est de la D53, à l'entrée du domaine du Château du Rocher. S'étendre sur des considération topographiques paraitrait ridicule. Un seul détail vraiment utile : un chemin débroussaillé parallèle à la route réduit la marche le long de celle-ci à presque rien. Au virage, une association de tir à l'arc vous indique sans aucune ambigüité par où continuer. Ne cherchez pas le chemin que vous allez suivre sur la carte (la troisième), mais faites-lui confiance, il vous mène où il faut. Et de là aux rues provinciales qui descendent vers l'arrêt de Vauboyen. Gare de farwest (ou presque ! On peut encore rêver un peu). Mais il n'est pas nécessaire de faire un signe au conducteur pour qu'il s'arrête, ce n'est quand même que le RER C.
Encore quelques miettes ?
En face, le Bois du Chat noir et les Bois Communaux sont d'accès libre. Malheureusement, pour passer de l'un à l'autre, la traversée de la N118 exige un détestable détour de plus d'un km vers Saclay. Puis, pour sortir des Bois Communaux sans risque, il faut raisonnablement rejoindre le diverticule du GR de pays qui conduit à la gare d'Igny.