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17.   Merde à Satory !

0 euros

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22 14 ET
Versailles, Marly, St Germain
repères carte IJK 3-4

On se prend à rêver : si les soldats étaient troubadours et le camp de Satory rendu à l’herbe folle ; si Buc ne violait pas sauvagement ce qui fut un paisible vallon ; si le golf des Gonards n’étalait pas son scandaleux privilège, dans un tel site, sur 2 km2 ,… quelle belle forêt ce serait ; au-dessus de Versailles zone 4 rer !
Les artistes des GR ont tiré le meilleur de ce qui reste. Une fois de plus : chapeau ! On peut louvoyer un peu, sans espérer, c’est évident, faire des miracles après eux.

Départ très recommandé: Petit Jouy Les Loges. Pourquoi ? L’ "arrêt "* est quasi bucolique ; la rupture est instantanée avec d’où on vient.(La station suivante, Versailles chantier, produira le même effet mais inverse au retour). Trois minutes après avoir quitté le train, on est dans les bois ou la campagne
(* Attention, si on reprend son train là, il faut " valider son billet ". Une gare minuscule est nichée de l’autre côté de la rue en allant vers les Loges.)

Deux itinéraires sont proposés au départ, qui peuvent faire un circuit

1er (avec une quasi-continuité de nature et un peu d’aventure, si on veut, grâce au pourtant minuscule morceau de forêt domaniale des Loges en Josas). 2 possibilités :
-> Arrivé à la Bièvre, suivre le chemin public rive gauche. Au haras de Vauptin, bien que ça ait l’air privé, on peut gagner le bois. Après les bâtiments, un chemin part à droite (sur un arbre le n° de parcelle 90). Il conduit, entre forêt et prés, aux " arcades ", aqueduc de Louis XIV.
-> On peut passer directement par le bois. Pour cela, on dépasse la Bièvre, puis la maison forestière de la porte de Jouy. Après une clôture et avant un mur, une petite trace monte vers le ravissant petit cimetière du village. De là, on finira bien par retrouver l’aqueduc en profitant de la vue sur la vallée : il est à 800m à vol d’oiseau…
On traverse la D938 pour prendre " l’impasse des Arcades ", puis plus loin à droite, après avoir longé un mur délabré, la belle allée qui conduit, à travers un domaine qui a manifestement changé de statut (voir mur en ruine), jusqu’à la Bièvre sous la D938, puis remonte jusqu'aux premières maisons toutes neuves. (On peut continuer à suivre la rive gauche encore sauvage.) Après quelques dizaines de mètre le long des maisons, ne pas manquer les petits ponts en bois à gauche pour s’éviter un détour en ville.
Après la place toute neuve du village, le chemin au bord de la Bièvre conduit très agréablement à l’étang de Geneste.
Tous ces bords d’étang sont charmants, et on peut être tenté de continuer. Mais il faut bien voir que, si l’on s’engage, la plus proche issue, c’est la gare de St Cyr (2 euros pour rejoindre Versailles chantier). Ne tentez pas le raccourci de la D91 qui traverse Satory : l’horreur !
Sinon, pour conclure le 1er circuit, consultez (à l’envers) le 2e.

2e
GR11 sous le golf. Il conduit au chêne remarquable (bien malade, le pauvre !). Le mur ensuite à gauche empêche de descendre sur Buc ; même là où il est écroulé, l’absence de toute trace dans la pente indique suffisamment qu’on ne sera pas chez soi en bas. On traverse la corne du Buc à peu près où c’est écrit " Haras ", unique passage pour quitter le bois (ou alors, il faut suivre scrupuleusement le GR en se rapprochant dangereusement de la pollution). Quelques dizaines de mètres de rue à gauche, un chemin urbain très raide appelé sente du Haras, puis un bout de rue descendant permettent de rejoindre l’anneau de nature qui entoure le camp de Satory. On retrouve le GR au prix d’un peu d’attention ; et on n’a guère mieux à faire que le suivre pour gagner l’étang de Geneste.

Tous ces bords d’étang sont donc, ainsi qu’on l’a dit, très agréables. L’ambiance, au NE, de l’étang du Moulin à Renard est même quasi-canadienne. En conséquence, soyons contrairieux avec les GR en suivant à chaque fois la rive qu’ils n’ont pas choisie (pour l’étang du Val c’est même tout à fait recommandé, puisque la route au nord est aujourd’hui fermée à la circulation.) Pour le Moulin à Renard, évidemment, ça rallongera sérieusement l’itinéraire. Les sources de la Bièvre ne valent sans doute pas ce détour. Par contre, en grimpant aux hauteurs au nord pour varier encore, vous gagnerez le plaisir somptueux de longer, derrière sa clôture, le second Versailles, à savoir le château de Bouighes). Si toutefois vous avez choisi l’option courte, vous marcherez jusqu’à l’autoroute le long d’un charmant ruisseau. Profitez bien de tout ça …

Piquenique quelque part au bord de l’eau, face à l’étang du Moulin à Renard.

L’autre bord, c’est le chemin que la carte raconte, entre le bruit du torrent de l’autoroute et celui des trains. Mais la vue unique sur Versailles justifie la souffrance auditive. Ne descendez pas vers la gare là où on vous le suggère, prolongez le plaisir jusqu’à la Butte Gobert ; on rejoint la D939 en contrebas de façon tout à fait légale par une ouverture dans le mur en restauration.